Marianne Bruneau veut allumer l’étincelle plus tôt
Lorsque Marianne Bruneau visite une école avec un robot, un défi de programmation ou un projet d’innovation, son objectif va bien au-delà de la technologie. Ce qu’elle cherche avant tout, c’est à créer une étincelle chez les jeunes. Celle qui leur fait réaliser qu’ils sont capables, que les sciences peuvent être amusantes et que les métiers technologiques ne sont pas réservés à une poignée de spécialistes.
Aujourd’hui gestionnaire de projets en technologies éducatives, Marianne développe et coordonne des initiatives qui permettent aux élèves de découvrir la robotique, la programmation, les sciences et l’innovation à travers des projets concrets. Son travail consiste à sortir les apprentissages des manuels pour les amener dans la vraie vie.
Une passion découverte plus tard que prévu
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Marianne ne se destinait pas particulièrement à la technologie lorsqu’elle était adolescente. Elle aimait les sciences et les mathématiques, mais elle ne savait pas encore comment ces intérêts pourraient se transformer en carrière.
Le déclic est arrivé grâce à un projet de robotique. Un de ses frères cherchait une coéquipière pour participer à une compétition de programmation et, un peu par hasard, Marianne a accepté de tenter l’expérience.
Cette première immersion lui a permis de découvrir un univers qu’elle n’avait jamais réellement exploré auparavant. Avec le recul, elle dit souvent qu’elle aurait aimé avoir accès à ces activités beaucoup plus jeune.
Montrer aux filles qu’elles ont leur place
C’est d’ailleurs devenu l’une des missions qui l’animent aujourd’hui. Marianne constate que les jeunes filles sont encore sous-représentées dans plusieurs activités technologiques, mais elle observe aussi une évolution encourageante.
Lorsqu’elle a participé à certaines compétitions internationales de robotique, la présence féminine était extrêmement faible. Aujourd’hui, dans plusieurs programmes jeunesse qu’elle accompagne, la proportion de filles est beaucoup plus élevée qu’autrefois.
Selon elle, ce n’est pas une question de capacité. Les filles sont tout aussi compétentes et intéressées que les garçons lorsqu’on leur offre des occasions stimulantes de découvrir la technologie. La différence se situe souvent dans l’exposition aux activités, dans les modèles qu’elles voient et dans la façon dont les projets leur sont présentés.
Apprendre autrement que dans un manuel
L’une des raisons pour lesquelles Marianne croit autant aux projets pratiques est qu’ils permettent de rendre la technologie concrète. Apprendre à programmer un robot, concevoir un prototype ou résoudre un problème réel donne beaucoup plus de sens aux notions apprises en classe.
Elle constate d’ailleurs que certains types de projets attirent des profils très différents. Les compétitions techniques, les défis de conception, les présentations, les projets collaboratifs ou les démarches créatives permettent à davantage de jeunes de se reconnaître dans les sciences et la technologie.
La curiosité avant tout
S’il y a une qualité qu’elle juge essentielle pour évoluer dans ce domaine, ce n’est ni la programmation ni les mathématiques. C’est la curiosité.
Marianne aime rappeler aux jeunes qu’il existe une forte probabilité que le métier qu’ils exerceront plus tard n’existe pas encore ou qu’ils ignorent simplement son existence aujourd’hui. C’est pourquoi il est important d’explorer, d’essayer et de rester ouvert aux possibilités.
Ouvrir plus de portes pour la prochaine génération
Au quotidien, son travail lui permet de constater à quel point une activité, un projet ou une rencontre peut influencer le parcours d’un jeune. Parfois, il suffit d’une seule expérience positive pour faire naître un nouvel intérêt.
Pour Marianne, l’objectif n’est pas que tous les élèves deviennent programmeurs ou ingénieures. L’objectif est plutôt qu’ils sachent que ces possibilités existent et qu’ils puissent choisir leur propre chemin en connaissance de cause. Et pour les filles en particulier, cela commence souvent par un message simple : oui, elles sont capables elles aussi.
Pour trouver Marianne :
- LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/mariannebruneau/
- Robotique Zone01 : www.zone01.ca